Que faire autour de Séville - Direction Sud

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Découvrir Coria del Río, ville du Guadalquivir

Située à environ 12 km au sud de Séville et à environ 35 minutes du Campo Bravo, Coria del Río constitue une halte singulière et agréable sur les rives du Guadalquivir.
La ville offre une lecture originale de l’histoire andalouse, étroitement liée au fleuve, aux échanges maritimes et aux contacts culturels.

Une histoire ancienne et continue

Le site de Coria del Río est occupé depuis environ 2600 av. J.-C., notamment sur le Cerro de San Juan. Connue dans l’Antiquité sous le nom de Caura, la localité voit se succéder Phéniciens, Tartessiens et Romains, ces derniers y frappant même monnaie.

Après la conquête musulmane de 711, la ville prend le nom de Qawra. En 844, elle subit une incursion viking, épisode attesté sur l’ensemble du Guadalquivir.
À la suite de la Reconquête chrétienne, Alphonse X de Castille encourage le repeuplement de la ville avec des familles venues de Catalogne.

Coria del Río et le Guadalquivir à l’époque moderne

À partir du XVe siècle, lorsque Séville devient le Port des Indes, Coria bénéficie indirectement de la prospérité économique liée au commerce transatlantique, grâce à sa position stratégique sur le fleuve.

En 1614, Coria del Río entre dans l’histoire des relations internationales avec l’arrivée de la première délégation japonaise en Espagne, conduite par Hasekura Tsunenaga.
Si la majorité de l’ambassade poursuit son voyage jusqu’à Madrid, plusieurs membres séjournent à Coria durant de longues années, certains s’y établissant définitivement. De cet épisode unique subsiste aujourd’hui le nom de famille « Japón », encore porté par plusieurs habitants de la ville.

Coria del Río et l’Andalousie contemporaine

Au XX siècle, Coria del Río devient également le lieu de résidence de Blas Infante, figure majeure du régionalisme andalou et considéré comme le « Père de la patrie andalouse ».
Sa maison est aujourd’hui le Museo de la Autonomía de Andalucía, consacré à l’histoire et à l’identité de l’Andalousie.



À faire à Coria del Río

  • Casa de Blas Infante / Museo de la Autonomía de Andalucía
  • Statue de Hasekura Tsunenaga, hommage à l’ambassade japonaise du XVII siècle
  • Ermita de San Juan, liée au site antique du Cerro de San Juan
  • Emprunter la barca-puente, bac traditionnel reliant Coria à la rive gauche du Guadalquivir, pour une expérience fluviale authentique


Spécialité locale

Avant de repartir, il est recommandé de goûter aux orejitas de habas, dessert traditionnel et original de Coria del Río, à base de fèves, unique dans la gastronomie locale.

Pourquoi intégrer Coria del Río après le Campo Bravo ?

Associer le Campo Bravo à Coria del Río permet de relier :
- campagne d’élevage extensif,
- fleuve Guadalquivir,
- histoire des échanges méditerranéens et atlantiques,
- culture andalouse contemporaine.


Cette étape offre une lecture complémentaire et fluide du territoire autour de Séville, idéale pour une demi-journée.
Jean-Christian
Organisateur

Découvrir les marais du Guadalquivir depuis La Puebla del Río

Située immédiatement au sud de Coria del Río, La Puebla del Río forme avec elle un continuum urbain et paysager sur la rive droite du Guadalquivir.
Les deux communes se partagent notamment la propriété historique de Blas Infante, figure majeure de l’Andalousie contemporaine.

À courte distance de Séville et du Campo Bravo, La Puebla del Río constitue une porte d’entrée privilégiée vers les marais du Guadalquivir, en direction d’Isla Mayor et des espaces naturels périphériques de Doñana.

Une ville ancienne au patrimoine discret

Occupée depuis plus de deux millénaires, La Puebla del Río conserve relativement peu de vestiges monumentaux majeurs.
Se distingue toutefois l’Iglesia de Nuestra Señora de Granada, édifiée au XIII siècle, qui servit à l’origine de forteresse avancée dans le dispositif défensif de Séville.

La Puebla del Río et le monde taurin

La Puebla del Río occupe une place singulière dans le monde taurin contemporain.
Elle est notamment liée à plusieurs figures majeures :

  • Ángel Peralta, pionnier du rejón moderne,
  • Diego Ventura, l’un des rejoneadors les plus reconnus de sa génération,
  • Morante de la Puebla, surnommé le « Génie de la Puebla », figure centrale de la tauromachie actuelle.

Cette présence renforce le lien naturel entre Campo Bravo, cheval, marais et culture taurine.

Un environnement naturel exceptionnel

Un environnement naturel exceptionnel

Plus que la ville elle-même, c’est son environnement naturel qui fait de La Puebla del Río une étape majeure après une visite du Campo Bravo.

Les rives du Guadalquivir et les réserves naturelles environnantes offrent des paysages de marais particulièrement riches, propices à l’observation de la faune :

  • Cañada de los Pájaros
  • Dehesa de Abajo

Ces espaces sont réputés pour l’observation ornithologique, notamment des oiseaux migrateurs, et constituent une transition naturelle vers les grands marais de Doñana.

  • La pinède de la Puebla (Pinares de la Puebla)

Entre la Puebla del Rio et Aznalcazar, la pinède s’étend plus de 750 hectares, sur lesquels il est possible de croiser la majorités des espèces endémiques du sous-bois méditerranéen, comme le renard, le blaireau, la genette, mangouste et surtout le fameux lynx ibérique. 



Activités de plein air sur le Guadalquivir

Les berges du fleuve proposent une large gamme d’activités de plein air :

  • randonnée et promenades le long des rives,
  • canoë-kayak,
  • activités nautiques plus sportives selon les secteurs.

Cette diversité permet d’intégrer La Puebla del Río dans un itinéraire nature et détente, complémentaire du Campo Bravo.



Gastronomie locale

Les restaurants de La Puebla del Río mettent à l’honneur une cuisine liée aux marais et au fleuve, avec notamment :

  • l’arroz con pato (riz au canard), spécialité locale emblématique,
  • les pâtisseries traditionnelles cañitas et quemaitos.

À noter dans le calendrier

  • 4 juin : célébration du Corpus Christi, l’un des événements religieux et festifs majeurs de la ville.
  • Fin janvier : Encierros de La Puebla, en l’honneur de San Sebastián.
    Ces festivités incluent jeux taurins et novilladas, organisés notamment sous l’impulsion de Morante de la Puebla, et constituent un rendez-vous important de la vie locale.
Pourquoi intégrer La Puebla del Río après le Campo Bravo

Associer une visite du Campo Bravo à La Puebla del Río permet de relier :
- élevage extensif et territoires de marais,
- fleuve Guadalquivir
et biodiversité,
- culture taurine vivante,

- gastronomie locale et activités de plein air.

Cette étape est idéale pour une demie-journée nature ou comme transition vers Doñana, au sud-ouest de Séville.
Jean-Christian
Organisateur

Si vous poussez un peu plus loin :
découvrir Sanlúcar de Barrameda et l’embouchure du Guadalquivir

Sanlúcar de Barrameda, port historique entre fleuve, Atlantique et Doñana

Située à l’extrême sud-ouest de l’Andalousie, à l’embouchure du Guadalquivir, Sanlúcar de Barrameda compte aujourd’hui environ 70 000 habitants. La ville est occupée depuis la préhistoire et a successivement appartenu aux sphères tartessienne, turdetane, romaine (province de Bétique) puis à plusieurs taïfas d’al-Andalus.
Après la Reconquête, elle est intégrée au royaume de Séville et devient l’un des ports clés de l’Andalousie.

À partir du XVe siècle, Sanlúcar entre dans l’histoire mondiale comme port de départ et d’arrivée de grandes expéditions maritimes, dont le premier tour du monde mené par Fernand de Magellan et achevé par Juan Sebastián Elcano.
Au XIX siècle, avec la création de la province de Cadix (1833), l’activité maritime cède progressivement la place au développement viticole, qui marque encore profondément l’identité locale.

Gastronomie, vin et culture

Sanlúcar jouit aujourd’hui d’une réputation gastronomique majeure, associée à :

  • la Manzanilla de Sanlúcar, vin unique élevé sous voile en bord d’Atlantique,
  • les produits de la mer, en particulier le langostino de Sanlúcar,
  • une vie culturelle riche, notamment autour du flamenco.

La ville est également célèbre pour ses courses de chevaux sur la plage, organisées chaque été le long du littoral atlantique, face à Doñana.



Que faire à Sanlúcar après le Campo Bravo

Après avoir dégusté une tortilla de camarones accompagnée d’un verre de manzanilla, plusieurs visites et promenades s’imposent :

  • Visiter une bodega de manzanilla, comme Bodegas Barbadillo ou La Gitana
  • Découvrir le palais des ducs de Medina Sidonia et les Las Covachas, témoignages du pouvoir nobiliaire
  • Visiter le Castillo de Santiago, forteresse dominant la ville
  • Prendre un verre sur la Plaza del Cabildo, cœur animé de la vie locale
  • Se promener dans le quartier de pêcheurs de Bajo de Guía
  • Observer l’embouchure du Guadalquivir depuis les plages de sable fin, face au parc national de Doñana
  • Partir en excursion vers le Parc national de Doñana, accessible depuis Sanlúcar
Pourquoi intégrer Sanlúcar de Barrameda après le Campo Bravo ?

Associer le Campo Bravo à Sanlúcar de Barrameda permet de relier :
- élevage extensif et grands territoires intérieurs,
- fleuve Guadalquivir et histoire maritime,
- culture du vin, gastronomie et Atlantique,
- porte nord du parc national de Doñana.


Sanlúcar constitue ainsi une étape majeure pour comprendre la continuité géographique et culturelle entre Séville, la campagne andalouse et l’océan.
Jean-Christian
Organisateur