Que faire autour de Séville - Direction Est

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Cap à l'Est vers Carmona,
balcon historique sur la campiña sévillane

Située à environ 30 km à l’est de Séville, Carmona est l’une des villes historiques majeures d’Andalousie.
Établie sur un promontoire dominant la campiña sévillane, elle offre une lecture particulièrement claire de la stratification du territoire andalou : romaine, musulmane puis chrétienne.

Grâce à sa position stratégique, Carmona fut successivement ville romaine prospère, place forte d’al-Andalus, puis cité fortifiée intégrée au royaume de Castille. Aujourd’hui, son centre historique concentre un patrimoine dense, facilement visitable à pied, ce qui en fait une étape idéale après une visite du Campo Bravo.

Où déjeuner à Carmona

Après l’excursion au Campo Bravo, Carmona constitue une halte naturelle pour le déjeuner, dans un cadre patrimonial remarquable.

Deux options centrales se distinguent :

  • Autour de la Plaza de San Fernando
    Cœur historique de la ville, bordée de terrasses, idéale pour un déjeuner en extérieur dans une ambiance animée et locale.
  • À la Plaza de Abastos
    L’ancien marché couvert, aujourd’hui réhabilité, propose une offre simple et conviviale, en lien avec les produits régionaux.

Ces deux lieux permettent de rester au centre du parcours de visite, sans déplacement inutile.

Balade digestive : que voir à Carmona après le déjeuner

Après avoir déjeuné sur la Plaza de San Fernando ou à la Plaza de Abastos, plusieurs sites se prêtent parfaitement à une balade digestive culturelle, à distance pédestre les uns des autres.

Museo de la Ciudad de Carmona

Installé dans un ancien palais, il permet de comprendre l’évolution historique de Carmona, de la préhistoire à l’époque moderne.

Les portes monumentales

  • Puerta de Sevilla
  • Puerta de Córdoba
    Vestiges spectaculaires des fortifications, elles marquent l’entrée symbolique de la ville et offrent de beaux points de vue sur la campagne environnante.

Alcázar de la Puerta de Sevilla

Ancienne forteresse, aujourd’hui partiellement intégrée au Parador de Carmona.
Il est vivement recommandé d’y prendre un café, ne serait-ce que pour profiter du panorama exceptionnel sur la campiña.

Plaza de Abastos

Au-delà du déjeuner, la place reste un lieu de vie révélateur de l’organisation urbaine et sociale de la ville.

Les églises majeures

  • Iglesia de Santa María
  • Iglesia de San Bartolomé
    Deux édifices représentatifs de la Carmona chrétienne, construits sur des fondations plus anciennes.

Carmona romaine : amphithéâtre et nécropole

À la sortie du centre historique se trouve le Conjunto Arqueológico de Carmona, l’un des ensembles funéraires romains les plus importants de la péninsule Ibérique.
La nécropole romaine et les vestiges de l’amphithéâtre permettent de comprendre le rôle de Carmona dans l’Antiquité et son importance dans le réseau urbain romain de la Bétique.

Tradition locale : la distillerie d’anis

Carmona abrite également une tradition liée à la distillation de l’anis, avec la distillerie Anís Los Hermanos, fondée au XIX siècle.
Cette maison historique, aujourd’hui intégrée au groupe produisant la marque Puerto de Indias, témoigne d’un savoir-faire artisanal longtemps lié à l’économie locale.

Pourquoi intégrer Carmona après le Campo Bravo ?

Associer le Campo Bravo à Carmona permet de relier :
- paysages agricoles et élevage extensif,
- histoire longue du territoire,
- organisation des grands domaines de la campiña.


Cette étape offre une lecture cohérente et complémentaire de l’Andalousie intérieure, idéale dans le cadre d’une demi-journée ou d’une journée complète depuis Séville.
Jean-Christian
Organisateur

Cap à l'Est vers Osuna,
ville historique majeure de l’Andalousie intérieure

Située à environ 90 km à l’est de Séville, Osuna est l’une des villes les plus riches sur le plan historique et patrimonial de la campiña andalouse.
Ses origines remontent à plus de trois millénaires, lorsque la cité ibérique d’Urso était habitée par les Turdetans.

Osuna romaine et antique

Au Ier siècle av. J.-C., conformément à une décision politique attribuée à Jules César, la ville est refondée par Marc Antoine entre 44 et 43 av. J.-C. sous le nom officiel de Colonia Genetiva Iulia, colonie de citoyens romains.

Sa loi municipale, connue sous le nom de Lex Ursonensis, constitue l’un des textes juridiques romains les plus importants conservés pour l’Hispanie ; elle est aujourd’hui partiellement conservée au Musée archéologique national de Madrid.

Au Ier siècle ap. J.-C., Pline l’Ancien cite la ville sous le nom de Colonia Genetiva Urbanorum Urso, confirmant son statut urbain et administratif.

Du monde romain au Moyen Âge

À partir du IV siècle, le nom évolue vers Ursona, attesté dans les actes des conciles chrétiens de l’Antiquité tardive.
Les sources archéologiques suggèrent des destructions successives liées aux invasions vandales, suèves puis wisigothes, phénomène commun à l’ensemble de la Bétique.

Sous domination musulmane, la ville — alors appelée Uxuna — retrouve une certaine importance urbaine durant les périodes almoravide et almohade. Une alcazaba est édifiée et le site est fortifié.

Osuna chrétienne et l’âge d’or Renaissance

Conquise en 1239 par les armées de Ferdinand III de Castille, Osuna est confiée en 1264 à l’ordre de Calatrava, devenant un point stratégique face au royaume nasride de Grenade.
Au XVe siècle, la ville passe sous le contrôle de Pedro Téllez Girón, dont la lignée reçoit plus tard le titre de ducs d’Osuna sous le règne de Philippe II d’Espagne.

L’apogée d’Osuna survient au XVI siècle, sous l’impulsion de Juan Téllez Girón, IV comte d’Ureña. En l’espace de trois décennies, il transforme Osuna en un ensemble monumental de premier plan, avec la construction de nombreuses églises et couvents, d’un hôpital, de l’Université d’Osuna, de la Collégiale et du panthéon ducal. Osuna devient alors l’un des centres majeurs de la Renaissance andalouse.

Osuna et l’histoire de la tauromachie

Osuna occupe une place souvent méconnue dans l’histoire taurine.
C’est ici qu’est rédigé au XVII siècle un texte anonyme fondamental connu sous le nom de Cartilla de Torear ou Carta de Osuna.
Ce document est aujourd’hui considéré comme le plus ancien texte écrit préfigurant les traités de tauromachie, antérieurs à ceux de Pepe-Hillo et Paquiro, qui serviront de base aux premiers règlements taurins.
La première mention connue de la muleta est traditionnellement attribuée à ce texte.

À visiter à Osuna

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  • Colegiata de Santa María de la Asunción
  • Plaza de toros de Osuna
  • Calle San Pedro, célèbre pour sa concentration exceptionnelle de palais baroques et de demeures seigneuriales, souvent qualifiée de « promenade du XVIII siècle »
  • Coto de las Canteras, surnommé le « Petra d’Andalousie », ancien site d’extraction spectaculaire
  • La nécropole romaine, témoignage de l’importance antique de la cité

Avant de repartir

Avant de quitter Osuna, il est conseillé de goûter les bizcochos marroquíes du Monasterio de la Purísima Concepción, spécialité locale emblématique, toujours élaborée selon la tradition conventuelle.

Pourquoi intégrer Osuna après le Campo Bravo

Associer une visite du Campo Bravo à Osuna permet de relier :
- élevage extensif et grands territoires agricoles,
- histoire longue de l’Andalousie intérieure,
- fondements historiques de la tauromachie,

- patrimoine monumental exceptionnel.

Osuna constitue ainsi une étape culturelle majeure, idéale pour une journée complète ou comme prolongement naturel vers l’Est d’un séjour autour de Séville.
Jean-Christian
Organisateur